Bienvenue



Pour me rejoindre :

Stemar63@me.com

stephane.martineau@uqtr.ca

samedi 8 juin 2013

Éducation : brèves notes sur l'empire romain et le Moyen âge

Introduction
Fin d’un empire
Montée fulgurante d’une nouvelle religion
Début d’un temps nouveau
Une période trouble : le moyen âge
Constitution des écoles
Rome et le monde romain
Fondation de Rome : 753 av. J.-C.
Période de la royauté jusqu’en 509 av. J.-C.
Période de la république jusqu’en 27 av. J.-C.
L’Empire jusqu’en 476 ap. J.-C.
Reprise de l’héritage des grecs : au 2e siècle av. J.-C. ; César et Cléopâtre parlent grec.
2 empires : Rome (5 siècles) et Byzance (mille ans)
Dans la Rome ancienne (6e s. av. J.-C.), une éducation rudimentaire : on apprend que ce qui est utilitaire…
Les savoirs : lecture, écriture, calcul, entraînement militaire.
Les valeurs : respect des ancêtres, dévouement à la patrie.
L’éducation se raffine grâce aux grecs au 2e s. av. J.-C.
Les profs sont grecs, on enseigne la grammaire, la rhétorique, la littérature.
            De 12 à 16 ans le jeune fréquente le grammaticus (étude de la langue et la littérature) ;
            De 16 à 17 ans il va chez le rhéteur (éloquence).
C’est même la mode pour les familles riches romaines d’envoyer son enfant étudier en Grèce auprès d’un orateur réputé.
Paix Romaine : l’éducation diffuse la culture latine.
 Une civilisation urbaine.
Une civilisation qui a le génie civil : aqueduc, voies romaines, plan d’urbanisme, théâtres, thermes (Cluny), Amphithéâtres ou Arènes (combats de gladiateurs), Cirque (Colisée de Rome rectangulaire peu contenir 350 000 personnes).
Un mode de vie et une citoyenneté accessible à tous
Tolérance religieuse
Les débuts du christianisme
L’empire romain tolère les autres religions.
La religion romaine s’inspire de celle des grecs (Zeus devient Jupiter, Aphrodite devient Venus, Poséidon devient Neptune, etc.).
La religion romaine est une religion sans clergé.
Son but est moins l’élévation spirituelle que la préservation de la cité et du peuple.
Chez les romains les morts sont malheureux et certaines cérémonies ont pour buts d’apaiser leur colère.
Ainsi cette religion apparaît faible devant celles qui promettent une éternité heureuse : succès à Rome des cultes égyptien à Isis et perse à Mithra.
C’est le cas du christianisme. 
Le christianisme une religion au carrefour de 3 grandes civilisations : juive, grecque, romaine.
Une religion tolérée puis persécutée : parce qu’elle menace l’État (refus de prêter serment à l’empereur) et fait preuve elle-même d’intolérance envers les autres croyances ; tendance des chrétiens au martyre.
La persécution contribue peut-être à la popularité de cette nouvelle secte : la foi devient publique car tous peuvent voir ces chrétiens mourir dans la joie…..ce qui rend cette religion attrayante pour des romains habitués à considérer la mort avec peur.
313 (Édit de Milan) l’empereur Constantin) accorde aux chrétiens la liberté de culte.
380 Théodose fait du christianisme la religion officielle de l’Empire.
Le Moyen Âge
2 grands phares à l’Est
-         Byzance ;
-         L’Islam.
Les malheurs de l’Occident
-         décompositions de la société urbaine ;
-         invasions barbares (Francs, Burgondes, Vandales) ;
-         invasions normandes, arabes et hongroises (9e s. et 10e s.) ;
-         la culture lettrée en péril.
La féodalité
-         un régime économique
-         vie autarcique sur les terres d’un seigneur qui assure la protection militaire du cerf qui produit pour lui.
-         un régime politique
-         le seigneur exerce le droit de justice et de police ;
-         morcellement du pouvoir où le roi n’exerce pas une autorité réel sur ses vassaux.
L’Église seule institution organisée
-         Si tous les gens d’église ne sont pas instruits, tous les gens instruits sont des gens d’église.
-         Une institution qui offre des services : assistance (soins aux malades) et l’éducation.
L’Église donne naissance aux écoles
Une doctrine qui change les finalités de l’éducation :
Une doctrine qui place l’homme au-dessus de la patrie (la personne a une valeur sacrée car l’éducation doit en faire non pas un citoyen mais un disciple de Dieu).
Types d’écoles :
-         monacales (monastères);
-         épiscopales (fondées par les évêques);
-         presbytérales (paroissiales).
Qu’est-ce que l’école au moyen âge ?
            Un milieu moral organisé.
Une seule inspiration : la religion.
Coordination étroite de tous les enseignants vers un même but : intention religieuse.
Comparaison entre l’école de l’Antiquité et celle du moyen âge
Le Moyen Âge verra aussi apparaître des écoles pratiques au 13e s.:
- Dans les grandes cités négociantes d’Italie et des Flandres des écoles de commerce où on enseigne les langues vivantes, les mathématiques, la comptabilité.
- Dans les cités du sud de la France et en Angleterre des écoles de droit, de dictamen (art de rédiger des actes).
Charlemagne et l’école du Palais
-         Son projet : faire l’unité de l’Europe ;
-         Il fonde l’Empire qu’on appelle carolingien ;
-         Une nécessité : l’alliance avec le clergé.
-         L’école du Palais regroupe les plus grands intellectuels de l’époque en occident.
-         Une école «nomade» ;
-         Un programme encyclopédique
-         Le trivium : enseigne les règles de l’esprit et les formes de raisonnement, enseignement formel qui tourne autour de la grammaire, de la rhétorique et de la dialectique.
-         Le quadrivium : les connaissances relatives au monde des objets, arithmétique, astronomie, géométrie, musique.
L’éducation de la Chevalerie
Elle possède son idéal propre et présente un développement autonome.
L’éducation physique y occupe une place essentielle (entraînement militaire et équitation).
Le savoir est avant tout un savoir-faire (connaissances pratiques telles la chasse).
Mais d’autres domaines sont aussi présents : le chant, la musique, les bonnes manières.
Cette éducation contribuera à la courtoisie, au respect de la femme, au développement du sentiment de l’honneur ce qui humanisera un peu les rapports sociaux du moins chez les nobles.
Les origines de l’université
L’université prend naissance au Moyen Âge.
 Elle est dite studium generale ce qui la distingue du studium particulare (ou scola) qui est un établissement non universitaire.
Les premières universités reçoivent leur autorisation d’exister directement du Pape : par exemple celle de Paris dont les statuts sont rédigés par le légat du pape en 1200.
Grandes universités européennes :
-         Oxford (1206) ;
-         Naples (1224) ;
-         Cambridge (1231) ;
-         Montpellier (1283).
Avant l’année 1300, on voit apparaître un quinzaine d’universités.
Dès le départ elles sont divisées en facultés.
Les 1ère facultés sont celles de théologie, de droit et de médecine.
La faculté des arts assure souvent le rôle de propédeutique à l’entrée dans les autres facultés (elle joue un peu le rôle du collégial).
Les universités attirent des étudiants et des enseignants de tous les pays. De ce fait, elles contribuent dans une certaine mesure à faire naître une sorte d’esprit européen.
Elles sont liées au pouvoir de l’Église, ce qui en fait des lieux assez conservateurs.
L’enseignement universitaire se veut plus utilitaire que celui des écoles. On prépare un prédicateur, un officier de justice, un médecin, etc.
Les maîtres et élèves se constituaient en corporations, confréries et société de secours mutuel, qui défendaient leur indépendance mais se querellaient souvent.
Les universités étaient en fait de petits États dans l’État. Elles possédaient leurs propres tribunaux, coutumes et disputes entre «voisins».
La vie d’un étudiant universitaire de l’époque
On pouvait entrer à la faculté des arts à 14 ans.
Les étudiants étaient dispensés d’impôts.
Ils s’attachaient à un maître en particulier.
Les cours se donnaient un peu n’importe où (parfois dans une grange).
La vie étudiante pouvait même être une condition permanente.
À la fin du 12e s. des résidences sont construites pour recevoir les étudiants pauvres ou étrangers : on y est logé et nourri pour peu de frais.
On crée aussi des résidences (sortes d’hôtels) où maîtres et étudiants vivent en commun sous la direction d’un principal.
À côté des études, les étudiants menaient souvent une vie assez dissolue : les altercations étaient fréquentes. Les étudiants fréquentaient les tavernes et parfois, une soirée bien arrosée dégénérait en bataille générale.
La scolastique
11e au 13e s. : les croisades (libérer Jérusalem des mains des musulmans).
Au contact des arabes, les chrétiens redécouvrent le savoir des grecs anciens.
Aristote devient un auteur incontournable.
Son oeuvre laisse entrevoir comment il est possible de fonder un savoir qui puisse servir de base à la foi et défendre la religion chrétienne contre les hérétiques.
On sent le besoin d’éclairer les rapports de la raison avec la foi.
Ce sera l’œuvre du mouvement scolastique qui occupe le devant de la scène intellectuelle du 12e au 14e s.
Qu’est-ce que c’est ?
Un enseignement philosophique et théologique fondé sur la tradition aristotélicienne interprétée par les théologiens.
Le terme aujourd’hui est synonyme de dogmatique et sclérosé.
La dialectique devient la branche du trivium la plus importante : savoir raisonner logiquement.
La scolastique est un savoir formel qui tourne le dos aux connaissances de la nature.
Ce sera là son erreur et cela conduira à sa perte devant l’avènement de la méthode scientifique (Descartes).
Y a-t-il une pédagogie au Moyen Âge ?
Si on définit la pédagogie comme un ensemble de mesures et de savoirs visant à contrôler systématiquement l’acte d’enseigner…il faut alors répondre….Non !
Pourquoi cette réponse négative ?
Un enseignement traditionnel qui reprend essentiellement la méthode de l’Antiquité.
Une fréquentation scolaire peu répandue.
Donc, peu besoin de réfléchir sur comment éduquer.
Connaître sa matière est jugé suffisant.
Enseignement élémentaire : apprendre à lire, écrire, compter et chanter.
L’enseignement ne se fait pas simultanément à tout le groupe mais un à un.
Mémorisation : la voie privilégiée de la connaissance
(l’école médiévale est le royaume du «par cœur»).
Enseignement secondaire : trivium et quadrivium.
La méthode d’enseignement repose sur la lectio.
Enseigner c’est simplement lire et commenter un texte.
On discute les passages difficiles (quaesto) et on débat (disputatio).
Formation des maîtres : inexistante.
Traités d’enseignement : aucun…les ouvrages en éducation sont le fruit de philosophes/théologiens qui réfléchissent sur le rapport de l’homme à la connaissance et non pas sur le pratique du métier.
Conclusion
La civilisation romaine permet de maintenir les acquis des Grecs.
Le Moyen Âge perd les acquis des Grecs.
L’Église chrétienne s’affirme comme une institution majeure.
Elle donne naissance en quelque sorte au concept moderne d’école.
Mise en place d’un embryon de système scolaire grâce à Charlemagne.
La scolastique devient la doctrine unique de l’Église et influence l’enseignement.
Pas de souci pédagogique.
L’apprentissage se résume à lire, copier, apprendre par cœur, commenter des textes classiques.
Références
Brunet, A. (1990). La civilisation occidentale. Paris: Hachette.
Marrou, H.-I. (1981). Histoire de l’éducation dans l’Antiquité. Tome 2 Le monde romain. Paris : Seuil. 1ère édition parue en 1947. 
Vial, J. (1995). Histoire de l’éducation. Paris: PUF.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire