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vendredi 22 mars 2019

Les fous

Si les «fous de Dieu» ont fait et font encore du mal, les «fous de la croissance et du marché» n'en font pas moins. Le mal qu'ils font prend simplement une autre forme, plus insidieuse mais aussi beaucoup plus étendue. Surtout, ces fous là, contrairement aux premiers, menacent la survie même du monde.

Pauvre progrès

Derrière la religion du progrès se cache des rapports de domination. Plus encore, derrière la notion de progrès se dissimule la stratégie de ceux pour qui l'humanité ne signifie rien car ils ne sont centrés que sur l'amélioration illimitée de leur bien-être. 

lundi 18 mars 2019

Une cécité sociale

Une saisie uniquement comportementale et pragmatique des pratiques oublie leur dimension symbolique pourtant incontournable dans la constitution du social.

mardi 12 mars 2019

Temps en conflit

La science, la vraie, a besoin de temps, les dirigeants, eux, sont pressés.

lundi 11 mars 2019

Langage comme médiateur

Le langage est partie intégrante de la constitution intersubjective de l'objectivité et de la subjectivité.

Dernière production personnelle

Martineau, S., Buysse, A., Jeanson, C., Trudel, S. (2019). Jacques Grand’Maison : Penser l’éducation comme projet émancipatoire. Dans Simard, D., Cardin, J.-F. et O. Lemieux (dir.). La pensée éducative et les intellectuels du Québec. La génération 1915-1930 (p. 195-2010). Québec : Presses de l’Université Laval. Collection Éducation et culture.

jeudi 7 mars 2019

Dernières lectures


Melkevik, B. (2012). Droit et agir communicationnel : Penser avec Habermas. Paris : Buenos Books International.

Quéré, L. (1999). La sociologie à l’épreuve de l’herméneutique. Essais d’épistémologie en sciences sociales. Paris : L’Harmattan.

jeudi 28 février 2019

Intérêt du capital

Le capital n'a d'autre intérêt que son accroissement et pour cela il est prêt à toutes les bassesses.

Ventes

Nous vendons le monde et, lorsqu'il n'y aura plus rien à vendre, ses acheteurs se vendront les uns les autres.

mardi 26 février 2019

Un monde immonde

En mettant le monde entier à son service, le marché l’a rendu immonde.

Lucidité

Entre la nostalgie d’un passé qui n’a jamais été et la glorification d’un avenir enjolivé, le penseur prudent garde le cap sur la lucidité.

Ne pas sombrer

Submergés par la bêtise, c’est avec difficulté que certains tentent de ne pas sombrer.

samedi 23 février 2019

pauvres nous

« Quand Céline Dion et le rap ne laissent presque plus de place à Bach et à Chopin dans la presse, peut-on vraiment parler de progrès culturel ? »

Louis Cornellier, Le Devoir, 23 février 2019

jeudi 21 février 2019

Un monde fou

« Entre nous, alors que le monde est aujourd'hui partout aux mains d'oligarchies financières et médiatiques extrêmement étroites qui imposent un modèle rigide de développement, qui font cela au prix de crises et de guerres incessantes, considérer que dans ce monde-là, le problème c'est de savoir si les filles doivent ou non se mettre un foulard sur la tête, me paraît proprement extravagant. Et j'y vois donc un mauvais signe ».

Alain Badiou, philosophe français 

lundi 18 février 2019

Basculement des enjeux sociaux dans le champ du psychologique et du médical


La psychologie, les sciences médicales et les sciences de l'éducation (pour ne nommer que celles-là) oublient systématiquement d’évaluer l’ensemble des causes sociales et les déterminants sociaux des problématiques affectant les individus (dépression, décrochage, comportements délinquants, etc.). Cette lecture individualisante a pour effet pervers d'évacuer du débat ce qui relève du social (au sens large)  et donc, dans un sens, d’exonérer l’État (et la société par surcroît) de ses responsabilités sociales envers les citoyens. Cette « psychologisation et médicalisation de tout» fait le jeu d'un système social qui, se faisant, ne se remet pas en question puisque tout est renvoyé à la responsabilité individuelle. Dans un sens, la «science» est ici une simple auxiliaire du contrôle social exercé par le pouvoir économico-politique et reprend (en le théorisant) le discours idéologique des dominants. Trop de disciplines et de chercheurs se font complices de cette dérive (et en ce sens abdiquent leur obligation critique...on ne mord pas la main qui nous nourrit !).

Épuisement professionnel

En situation d'épuisement professionnel, le sujet développe une perception biaisée de ses compétences, ce qui peut entraîner une réelle diminution de ses performances au travail (un cercle vicieux dont il est difficile de sortir).

Enseignant épuisé, rapport aux élèves et pédagogie

Plus un enseignant sera épuisé professionnellement, plus il aura tendance à être froid et distant envers ses élèves. De plus, il aura aussi tendance à recourir davantage à une approche pédagogique plus traditionnelle (magistro-centrée).

dimanche 17 février 2019

identité et exclusion

Du moment que les considérations identitaires se retrouvent dans les politiques d’un État, on se retrouve dans une logique qui flirte avec le néo-fascisme. Cela se comprend par le fait qu’une définition identitaire d’une population se heurte à une évidence anthropologique à savoir que, de nos jours, toutes les populations du monde sont composites et hétérogènes. Donc, la définition identitaire d’un État va nécessairement reposer sur l’établissement de critères ayant comme résultat l’exclusion de certains citoyens ne répondant pas aux « bons critères ».

jeudi 14 février 2019

Ethnométhodologie, action, accord

L'ethnométhodologie met l'accent non pas sur les contraintes externes à l'action mais sur les contraintes qui lui sont internes. De la sorte, en tentant de rendre compte de l'accomplissement en commun, l'ethnométhodologie conçoit l'accord non pas comme ce qui émerge de la négociation mais comme ce qui est en amont de celle-ci.

L'intelligibilité de l'action selon Goffman

Selon Erwin Goffman, la contrainte est la condition première de l'intelligibilité de l'action, car cette dernière possède un caractère nécessairement collectif et public, En fait, tout interaction sociale est constituée d'une obligation sociale. Cette obligation se vérifie notamment dans le fait que l'acteur agit en fonction de l'anticipation des réactions d'autrui.

Bourdieu et Garfinkel : deux visions de l'action

Pour le sociologue français Pierre Bourdieu, l'action est prédéterminée par la structure sociale.

Pour le sociologue américain Harnold Garfinkel, l'action est le produit de l'attribution continuelle de sens.

Harold Garfinkel et la rationalité

Harold Garfinkel ( 29 octobre 1917 - 21 avril 2011 ) a été professeur à Harvard et à UCLA. Sociologue, il devint célèbre en fondant l'ethnométhodologie, courant de la sociologie devenu aujourd'hui très influant. Pour lui, la rationalité est d'abord dans les activités avant d'être dans la tête des gens. Il concevait l'apprentissage comme une accoutumance  à une organisation sociale; l'acteur acquérant les différents registres d'action nécessaire à son affiliation à un ou des groupes.

Interaction et contrainte

Contrairement à ce que plusieurs croient, dans l'interaction sociale, il y a de la contrainte car tout ne se négocie pas. Dit autrement, en interaction, l'acteur n'est pas libre de faire ce qu'il veut. 

mercredi 13 février 2019

Monde complexe

Comprendre le monde nécessite d'abord d'en reconnaître la complexité.

lundi 4 février 2019

Comprendre le monde


Comme nous le rappelle l’herméneutique, la compréhension d’un phénomène est fonction de notre situation présente où s’expriment nos intérêts. Toute compréhension comporte une précompréhension ou, si l’on veut, une structure d’anticipation. Cette structure d’anticipation est, quant à elle, préfigurée par la tradition dans laquelle vit l’interprète et qui modèle ses préjugés. Comprendre, c’est dépasser notre compréhension préalable pour proposer une interprétation plus profonde d’un phénomène; c’est ce que certains appellent le cercle herméneutique. Au départ, nous comprenons toujours le monde de manière spontanée, avant toute forme de réflexion. Par conséquent, nos interrogations sur le monde sont alimentées par nos préjugés (compris ici non pas négativement, mais simplement en tant que préjugements). Ces derniers, parce qu’ils nous fournissent des questions, rendent accessible ce qui est à comprendre. La compréhension départage les préjugés féconds de ceux qui ne le sont pas. Dit autrement, lorsque nous tentons de comprendre un phénomène, certaines questions ou préoccupations nous apparaissent évidentes, alors que d’autres nous sont inaccessibles. L’herméneutique souligne que, quoi que nous fassions, nous agissons sur la base d’une certaine tradition. La tradition n’est pas une chose que nous pouvons mettre de côté à volonté. Nous appartenons toujours à une tradition historique, et c’est à partir d’elle que nous abordons les choses. De ce fait, nos interprétations ne sont pas neutres, mais toujours conditionnées (en partie à tout le moins) par la tradition dans laquelle nous vivons et qui forme la substance de nos préjugés. La tradition est à la fois ce qui limite notre compréhension et ce qui la rend possible. Celle-ci est la condition de notre compréhension du monde dans le sens où nous ne comprenons quelque chose qu’à partir d’une précompréhension, laquelle renvoie à notre inscription dans une histoire. Cette histoire n’est pas neutre, elle a un effet dans le temps qui se fait sentir et qui modèle notre manière de percevoir. Notre histoire détermine toujours d’avance – et ce dans une large mesure – ce qui sera pour nous objet de recherche et de questionnement. L’histoire et la tradition dans lesquelles nous nous inscrivons ne sont toutefois pas des carcans qui nous empêchent nécessairement de progresser. Elles doivent être envisagées comme les tremplins à partir desquels nous dialoguons avec le monde. Ce dialogue joue un rôle de premier plan dans toute recherche de compréhension et de construction des savoirs, recherche qui ne peut jamais se reposer sur la possession définitive d’une vérité, et qui, pour cette raison même, implique une ouverture à l’altérité, que cette altérité s’incarne dans un texte, une œuvre d’art ou une personne en chair et en os. En fait, la compréhension du monde est essentiellement dialogique : dialogue entre moi et l’autre, entre l’interprète et un texte, entre le présent et le passé. La compréhension et le langage présentent ainsi la structure dialogique de la question et de la réponse. L’herméneutique nous apprend également qu’à proprement parler, nous ne construisons pas de sens. Plutôt, nous le coconstituons en dialogue avec la chose visée (dans le cadre d’une recherche scientifique, l’objet de notre investigation). Le fait d’être un acteur situé signifie : je suis né à une époque donnée et cela délimite mes « pensables » et mes « possibles ». En fait, la situation est autre chose qu’une simple borne objective imposée à une conscience absolue. La situation est plutôt condition de l’action ou, encore, condition de la compréhension. Dans cette optique, il ne saurait exister quelque chose comme une conscience absolue. Il y a plutôt une appropriation créatrice du sens. Et, cette appropriation créatrice du sens constitue la conscience même, laquelle ne saurait être en surplomb du monde, mais est toujours imbriquée en lui. Enfin, il est important de souligner que, si la compréhension est toujours conditionnée par une tradition historique, celle-ci vient à nous à travers un véhicule bien particulier : la langue. Celle-ci n’est donc pas un outil neutre, extérieur à l’interprète, mais le vecteur par lequel passent les traditions interprétatives. La langue parle en nous autant que nous la parlons. En son sein se trouve le patrimoine de connaissances avec lequel nous pensons le monde.

vendredi 1 février 2019

Moi-moi

Notre monde enferme l'individu dans son moi-moi au point de le rendre fou !

jeudi 31 janvier 2019

Lectures récentes


Hacking, I. (2001). Entre science et réalité. La construction sociale de quoi ? Paris : La Découverte. Collection Textes à l’appui.

Lepenies, W. (1990). Les trois cultures: Entre science et littérature, l'avènement de la sociologie. Paris : Éditions de la Maison des sciences de l'homme. Collection Bibliothèque allemande.

Mounier, E. (2010). Introduction aux existentialismes. Rennes : Presses universitaires de Rennes. Paru pour la première fois en 1947.


Zizek, S. (2006). La subjectivité à venir. Essais critiques. Paris : Flammarion. Essais parus originellement entre 1998 et 2004.

lundi 21 janvier 2019

Promesse non tenue

Le web n'a pas créé le village global tant attendu. Il a plutôt créé une multitude de petit villages enclavés.

Un fossé qui s'élargit

Le discours des scientifiques peut de moins en moins être traduit dans le langage de tous les jours. Un fossé s'est créé entre le commun des mortels et les femmes et les hommes de science.

vendredi 18 janvier 2019

Quand les médias sont une nuisance

En répétant sans cesse le discours dominant (par exemple, «le monde est tel qu'il est», le capitalisme est indépassable», etc.), les médias endoctrinent davantage qu'ils informent.

Dans une vraie démocratie...

Le bien commun serait protégé des intérêts égoïstes de l'argent.

Droits de la personne

Les droits de la personne ont été proclamés haut et fort depuis des décennies mais ils n'ont été réalisés que bien imparfaitement. Voilà un défis pour l'avenir !

Le fondement du néolibéralisme

Socialiser les pertes et privatiser les profits !

Incompatibilité

Les principes de la démocratie - la vraie - sont incompatibles avec le capitalisme sauvage.

mercredi 16 janvier 2019

Intolérance

Il n'y a rien de plus intolérant que quelqu'un qui se sent dans son bon droit.

Appropriation culturelle

Les positions des bienpensants sont tellement devenues ridicules qu'à terme, elles vont certainement provoquer un effet rebond.

lundi 7 janvier 2019

Courte réflexion sur le développement professionnel


On demande de plus en plus aux professions de s’adapter à un monde en perpétuel changement lequel qui se traduit dans l'univers du travail par des pressions souvent lourdes de conséquences (épuisement, malêtre, etc.). Dans un contexte où l'on doit évoluer dans une profession adressée à autrui tel que l'enseignement, plusieurs dimensions (émotionnelles, relationnelles, éthiques) sont mises à contribution afin de pouvoir intervenir adéquatement  face à la multitude de défis engendrés par la complexité des situations. Il est parfois difficile pour les professionnels de cultiver un sens au travail qui alimenterait leur sentiment de bienêtre et de satisfaction. On remarque, entre autres, que le sens qu'un professionnel accorde à son travail peut avoir des incidences sur sa santé mentale et son engagement. On peut aussi en déduire que ce sens peut constituer l'un des éléments important du processus de développement professionnel nécessaire à une saine gestion des changements incessants.

Or, le développement professionnel se caractérise par la complexité et son étalement dans le temps. On sait par exemple qu'il permet aux différents intervenants de développer non seulement des compétences, mais aussi des composantes identitaires qui contribuent à la compréhension de leur travail et de leur rôle ainsi qu’à l’enrichissement de leurs pratiques. Ces composantes identitaires personnelles et sociales, en constante interaction, enrichissent leur parcours professionnel par de nombreuses remises en questions bénéfiques pour la transformation de certaines représentations envers leur travail quotidien. Le développement professionnel s'avère donc un défi non seulement pour la recherche, mais aussi pour la formation.

Loin de débuter lors de l’obtention d’un emploi, le développement professionnel commence dès la formation initiale. Il se poursuit par la suite, tout au long de la carrière, en passant par l’insertion professionnelle et la formation continue. Ces phases développementales sont des moments importants chez les professionnels afin de construire leur identité, d’accroître leur engagement, d’assurer leur persévérance ainsi que de consolider leurs savoirs et leurs compétences, éléments essentiels pour l’exercice de leurs fonctions.

Facteurs de risque liés à la gestion du travail

  • charge de travail élevée
  • contrainte de temps irréaliste pour réaliser le travail
  • faible reconnaissance du travail accompli
  • manque d'autonomie dans la réalisation du travail
  • faible pouvoir sur le cahier de charges
  • insécurité d'emploi
  • faible soutien des collègues ou des supérieurs
  • violence ou harcèlement psychologique
  • absence de justice organisationnelle