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dimanche 25 octobre 2020

Quand l'usage d'un mot est interdit aux blancs

Dans la saga au Québec entourant la question de l'usage du mot nègre en contexte d'enseignement, les tenants de la liberté académique - dont je suis - n'ont jamais prétendu au droit d'user de ce mot à cor et à cris mais refusent l'interdiction systématique de son usage, encore plus quand l'interdiction est basée sur la couleur de peau.

Quand un certain courant anti-raciste veut imposer une lecture américaine tous azimuts

On entend souvent dire au Québec par certains activiste, «il y a eu de l'esclavage en Nouvelle-France», expression utilisée qui a pour effet en général de forcer le québécois francophone à la contrition et sert à lui clouer le bec.

Bien entendu qu'il y a eu de l'esclavage en Nouvelle-France ! 

IL Y EN A EU PARTOUT SUR TOUS LES CONTINENTS ET PAS SEULEMENT DES NOIRS. 

Ce qu'il faut se demander c'est : est-ce que la société de la Nouvelle-France - donc les ancêtres des Québécois francophones - reposait sur l'esclavage ? 

Réponse : NON ! 

On nous demande donc de s'excuser pour le mal fait par une autre société : les États américains du Sud dont le système économique et social reposait directement sur l'esclavage et sur une forme d'apartheid ! 

Les conquistadors étaient blancs, est-ce que les descendants des Aztèques ou des Incas qui ont été victimes de génocide et d'esclavage et qui sont encore victimes de discrimination en Amérique latine accusent tous les blancs du monde et leur demandent réparation ? Ou encore, les Arméniens ne demandent pas réparation et excuses à tous les Musulmans pour l'horrible génocide qu'ils ont subi au début du 20e siècle aux mains des Turcs.

Y a-t-il du racisme et de la discrimination au Québec ? Et, il faut absolument combattre cela !

Je le dis : il y a un très grave manque de nuance dans toute cette surenchère victimaire !

samedi 24 octobre 2020

Racisme systémique

Dans le discours sur le racisme systémique, on semble considérer qu’il existe quelque chose comme un système généralisé qui englobe toutes les sphères de la société. 

Ce système serait partout pareil peu importe où vous êtes dans la société. Ce point de vue est fort discutable. 

En effet, dans nos sociétés hypercomplexes traversées de multiples sphères plus ou moins autonomes les unes les autres, il n’existe pas un système mais de multiples systèmes certes interconnectés mais qui ont leurs propres dynamiques et leurs propres logiques.

Prétendre que tous ces systèmes fonctionnent plus ou moins de la même manière ou sont gangrenés par la même maladie ( racisme systémique ), c’est avancer une proposition sociologique aux assises théoriques très friables.

Ne serait-il pas pensable qu’un système ( par exemple celui des médias ou de la politique ou de l’armée) puisse présenter des caractéristiques relevant du racisme systémique et qu’un autre système ( par exemple celui de l’enseignement supérieur) dans la même société ne soit aucunement atteint ( le racisme n’y étant pas systémique ) ?

vendredi 23 octobre 2020

Sur une certaine tendance du discours anti-raciste

Dans un certain discours anti-raciste (car il n'y a pas un seul discours anti-raciste, là comme ailleurs, on constate de multiples variantes), une chose me chicotte ! Le clivage noirs / blancs ! Outre la pensée racialiste que ce clivage reprend, je trouve questionnable cette vision manichéenne qui semble faire de tous les blancs des fils et des filles d'oppresseurs. Peut-être ai-je tort, mais dans ce clivage, tout blanc semble être invité à expier les fautes de ses ancêtres en raison de l'esclavage (et dois-je préciser au passage, que je récuse cette idée que les descendants doivent expier). Le problème avec cette position, c'est qu'historiquement ce ne sont pas tous les pays habités par des blancs (et donc pas tous les blancs) qui se sont livrés à l'esclavage des noirs : Hongrois, Roumains, Lithuaniens, Finlandais, Albanais, Bulgares, Estoniens, Lettoniens, Russes, Ukrainiens (et j'en oublie certainement), pour tout ces peuples l'esclavage - quand il y en avait et il y en avait car il y a eu de l'esclavage partout - était d'abord une affaire entre blancs. La position soutenue ne serait-elle pas alors comme si les Juifs disaient qu'en raison des crimes nazis, sachant que les nazis étaient des blancs occidentaux, tous les blancs occidentaux doivent expier pour la mise à mort massive de leur compatriotes en 1939-1945 et seraient invités à se taire sur tout ce qui concerne cette période horrible. Or, nous savons tous qu'un grand nombre d'Européens étaient antinazis et ont sauvé des Juifs. Et, les descendants des camps d'extermination n'ont jamais demandé aux autres de se taire et n'ont jamais revendiqué l'exclusivité du discours sur cette horreur absolue. D'ailleurs, est-ce que les Juifs demandent aux Allemands d'aujourd'hui d'expier ? Ce que je soulève ici comme questionnement ne délégitime en rien l'extrême souffrance qu'ont ressenti et ressentent encore les personnes racisées et ne cautionne en aucun cas le racisme dont elles sont souvent les victimes. Mais, leur peine et leur colère justifient-elles des amalgames qui me paraissent assez problématiques ? Ne se livre-t-on pas ici à une surgénéralisation ?

Mémoires souffrantes

L'histoire humaine est truffée de mémoires souffrantes, de peuples blessés, de consciences victimaires, parce qu'elle est remplie d'abus et de crimes par les dominants. Ce qu'il faut se demander c'est si ce constat justifie la sacralisation de ces mémoires et des signes identitaires qui les représentent.

mardi 20 octobre 2020

samedi 17 octobre 2020

La vertu dévoyée

À force de se croire vertueux, les «vertueux» propagent la haine et la terreur.