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mardi 6 décembre 2016

Intentionnalité limitée en communication

En interaction, nous communiquons au moyen d'une intentionnalité limitée et sur la base d'un contrôle sémiotique discontinu. En effet, notre comportement verbal et gestuel, en tant que communication, n'est pas totalement sous notre contrôle dans la mesure où la production de sens n'est jamais l'aboutissement d'une gestion pleine et entière de toutes les variables impliquées dans la communication.

lundi 5 décembre 2016

Brève réflexion sur l'enseignement de l'univers social au Québec



Le programme de formation de l’école québécoise pour les niveaux préscolaire et primaire débute en 2001 ; il sera révisé en 2006. Pour le secondaire, sa mise en place entendra l’année 2005 pour le 1er cycle. Comme c’est le cas pour tous les domaines enseignés, on passe ici d’une matière (histoire) à une discipline (univers social). Le programme regroupe l’histoire, la géographie et l’éducation à la citoyenneté. Le comité chargé d’élaborer le programme se réfèrera à plusieurs auteurs dont, en pédagogie, Brith-Mari Barth, en didactique, Robert Martineau, Christian Laville et André Ségal et psychologie, le célèbre Piaget (Larouche, 2012). L’objectif général de ce programme est de permettre à l’élève de développer sa conscience sociale afin qu’il puisse agir en tant que citoyen responsable et éclairé. À la différence des programmes antérieurs (ceux par objectifs mis en place dans les années 1980), il n’est plus question d’étudier systématiquement le passé mais de développer un mode de pensée historique et de s’approprier la méthode propre à cette discipline. C’est que le programme est ambitieux car il vise le développement de la capacité de raisonnement de l’élève par le recours à des opérations intellectuelles complexes. Sur le plan didactique, il y a là, à n’en pas douter, un changement important par rapport aux programmes précédents (Bouvier, 2012 a et b).
Bien entendu, l’histoire est un domaine hautement symbolique. En ce sens les enjeux idéologiques y abondent. Ainsi, depuis toujours cette matière a fait l’objet d’un appropriation politique (Bouvier, Allard, Aubin, Larouche, 2012). Toute société a un intérêt majeur à se raconter d’une certaine manière. Le passé n’est pas d’abord une suite de faits mais un récit où la question de la définition du « nous » se joue immanquablement. On comprendra alors qu’au Québec le champ de l’univers social ait été l’objet de débats parfois acrimonieux entre les tenants d’une histoire ancrée dans un certain nationalisme (donc une histoire qui met de l’avant la question nationale) et ceux qui veulent éradiquer cette question de l’enseignement la trouvant trop « chargée » sur le plan politique.

Références

  • Bouvier, F. (2012a). Vitesse de croisière, puis réflexions sur l’enseignement de l’histoire nationale au secondaire de 1983 au milieu des années 1990. Dans Bouvier, Allard, Aubin, Larouche L’histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement. Québec : Septentrion. P. 377-396.
  • Bouvier, F. (2012b). Prémisses, débat et précisions des apprentissages sur l’enseignement de l’histoire du Québec d’un programme par compétences (1995-2012). Dans Bouvier, Allard, Aubin, Larouche L’histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement. Québec : Septentrion. P. 397-423.
  • Bouvier, L., Allard, M., Aubin, P., Larouche, M.-C. (dir.) (2012). L’histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement. Québec : Septentrion.
  • Larouche, M.-C. (2012). D’une matière à une discipline…L’enseignement de l’histoire nationale au primaire au Québec, de 1980 à 2010. Dans Bouvier, Allard, Aubin, Larouche L’histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement. Québec : Septentrion. P. 265-317.

vendredi 2 décembre 2016

Une science en danger

En adoptant le discours productiviste du néolibéralisme, les universitaires mettent en péril la qualité de la science.

Ruine de l'âme

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" disait Rabelais. Notre époque lui donne tellement raison.

jeudi 1 décembre 2016

Quelques moments clés des réformes des programmes scolaires au Québec



Depuis l’amorce de la Révolution tranquille en 1960 avec l’élection du gouvernement du parti libéral dirigé par Jean Lesage, le Québec a connu une pléthore de politiques, de règlements, de réformes en éducation (Charland, 2005 ; Proulx, 2009) lesquelles ont profondément transformé les structures administratives, les programmes scolaires et la formation des enseignants et leurs conditions de travail (Lessard et Tardif, 1996 et 2003 ; Tardif et Lessard, 1999 ; Tardif, 2013). Rappelons ici quelques grandes dates. En 1964 débute les travaux de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la Province de Québec d’où sortira de fameux Rapport Parent publié en cinq tomes en 1966. Ce rapport sonnait le glas de l’ancien système d’éducation ce qui conduisit à la mise en place du système actuel (Després-Poirier, 1999 ; Lemieux, 1999). En 1975, fut publié le Livre blanc : L’École québécoise. Énoncé de politique et plan d’action. Il amorçait le passage des programmes – cadres (qui avaient vus le jour à la suite du Rapport Parent) lesquels accordaient une grande autonomie aux enseignants et aux commissions scolaires, à des programmes dits par objectifs, plus précis et détaillés, et encadrant davantage le travail des enseignants. Ce livre blanc mettait aussi de l’avant une volonté de «centralisation des programmes», appelait les enseignants et les parents à bâtir un projet éducatif spécifique pour leur école et recommandait l’instauration de politiques d’aide et d’éducation appropriées pour les élèves en difficulté et pour ceux issus de milieux défavorisés. Dans les années 1980, ce sont une trentaine de programmes par objectifs qui sont élaborés et implantés. En 1994, deux avis importants furent publiés : cela du Conseil supérieur de l’éducation Rénover le curriculum du primaire et du secondaire et le Rapport Corbo Préparer les jeunes au 21e siècle. Deux ans plus tard, en 1996, ce fut au tour du Rapport de la Commission des états généraux sur l’Éducation de voir le jour aboutissement d’une vaste consultation de la population. L’année suivante sous la gouverne de la ministre de l’éducation de l’époque, Pauline Marois, un document capital est publié : L’école, tout un programme : énoncé de politique éducative. Ce document amorce la vaste réforme des programmes scolaires qui seront structurés non plus autour d’objectifs mais de compétences. Cette réforme en profondeur commença d’abord au niveau primaire, à l’aube des années 2000 et se poursuivit en 2004 au secondaire avec la publication du Programme de formation de l’école québécoise pour le secondaire. Depuis ce temps, souvent à la suite de multiples controverses, de nombreux ajustements ont été faits à ce qui est devenu coutume de nomme « la réforme », ajustements qui n’ont pas uniquement portés sur les programmes scolaires mais ont touchés des aspects administratifs et pédagogiques.

Références

Charland, J.-P. (2005). Histoire de l’éducation au Québec. De l’ombre du clocher à l’économie du savoir. Montréal : Erpi.

Després-Poirier, M. (1999). Le système de l’éducation du Québec. 3e édition. Avec la collaboration de Philippe Dupuis. Montréal : Gaëtan Morin.

Lemieux, A. (dir.). (1999). L’organisation de l’enseignement au Québec. Manuel de références pour la profession enseignante. Montréal : Éditions Nouvelles.

Lessard, C., Tardif, M. (2003). Les identités enseignantes. Analyse de facteurs de différenciation du corps enseignant québécois1960-1990. Sherbrooke : Éditions du CRP.

Lessard, C., Tardif, M. (1996). La profession enseignante au Québec 1945-1990. Histoire, structures, système. Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal.

Proulx, J.-P. (2009). Le système éducatif du Québec. De la maternelle à l’université. Avec la collaboration de J.-P. Charland. Montréal : Chenelière.

Tardif, M. (2013). La condition enseignante au Québec du XIXe au XXIe siècle. Une histoire cousue de fils rouges. Précarité, injustice et déclin de l’école publique. Québec : Les Presses de l’Université Laval.

Tardif, M, Lessard, C. (1999). Le travail enseignant au quotidien. Contribution à l’étude du travail dans les métiers et les professions d’interactions humaines. Québec : Les Presses de l’Université Laval.

mercredi 30 novembre 2016

Tableau représentant les trois niveaux de définition d'un curriculum


Niveaux de décisions
Formulation
Supports de communication
Destinataires
Politique éducative (formelle)
Finalités
Déclarations d’intentions
Tous les citoyens
Gestion de l’éducation
Compétences générales
Référentiel de compétences ou de formation
Profil de sortie
Personnels administratifs, professionnels, enseignants
Réalisation quotidienne de l’action éducative (niveau technique)
Compétences spécifiques ou objectifs
Programme d’études
Enseignants


Tableau représentant les trois niveaux de définition d'un curriculum 

Référence : Depover, C. et Noël, B. (2005). Le curriculum et ses logiques. Une approche contextualisée pour analyser les réformes et les politiques éducatives. Paris : L’Harmattan.