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jeudi 21 juin 2018

Nécessité des sciences humaines et sociales

Notre époque se caractérise par une fragmentation et une diversification des structures sociales et économiques, par des changements constants, rapides et parfois drastiques, par une diversification et une prolifération de l'information et par une mondialisation déstabilisante. Dans ce contexte, les sciences humaines et sociales sont plus nécessaires que jamais pour comprendre ce monde complexe dans lequel nous évoluons.

mardi 19 juin 2018

Difficultés d'apprentissage

L'humain apprend si peu de ses erreurs qu'il se fera disparaître avant d'avoir corrigé ses pires vices.

lundi 18 juin 2018

Quelques productions à paraître en 2018 et en 2019


Trudel, S., Martineau, S., Buysse, A. : Jean-Charles Falardeau : penser la société pour penser l’éducation. Dans Simard, D., Cardin, J.-F. et O. Lemieux (dir.). La pensée éducative chez les intellectuels du Québec. La génération 1900-1915. Québec : Presses de l’Université Laval. Collection Éducation et culture.

Martineau, S., Buysse, A., Jeanson, C., Trudel, S. : Jacques Grand’Maison : Penser l’éducation comme projet émancipatoire. Dans Simard, D., Cardin, J.-F. et O. Lemieux (dir.). La pensée éducative chez les intellectuels du Québec. La génération 1915-1930. Québec : Presses de l’Université Laval. Collection Éducation et culture.

Trudel, S., Martineau, S., Buysse, A : Mémoire et histoire : des choses aux mots. Dans M.-A. Éthier (dir.) Histoire, mémoire et médias. Québec : PUQ.

Mukamurera, J., Desbiens, J.-F., Martineau, S., Grenon, V. : Expérience et sentiment de compétence durant les premières années d’enseignement. Dans Malo, A., Desbiens, J.-F., Coulombe, S. et Zourhlal, A. (dir.). Le travail enseignant à travers le prisme de l’expérience : identité, connaissance, apprentissage. Québec : Presses de l’Université Laval.

Bouvier, F. et Martineau, S. La pensée critique et l'histoire nationale du Québec-Canada chez les futurs enseignants du secondaire. Dans C.A. Stan et Boublil-Ekimova (dir.) Les fondements disciplinaires et le développement de la pensée critique chez les élèves et les étudiants. Québec: Presses de l’Université Laval.

Boyer, P., Martineau, S. : Rédiger une problématique de recherche. Dans T. Karsenti et L. Savoie-Zajc (dir.) Introduction à la recherche en éducation. Montréal : ERPI.

Jeanson, C., Desbiens, J.-F., Martineau, S.Promoting the development of youth and children’s social competence in schools: A CRITICAL ANALYSIS OF THE FIELD. McGill Journal of Education.

Desbiens, J.-F., Habak, A., Martineau, S. : Examiner le stage en enseignement au travers du prisme des difficultés et des échecs : des pistes pour améliorer la formation initiale. Revue Recherches en éducation.

Goyette, N., Martineau, S. : Les défis de la formation initiale des enseignants et le développement d’une identité professionnelle favorisant le bien-être. Revue Phronesis

Contre la propriété privée

Jean-Jacques Rousseau :

« Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire : ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargné au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : “Gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne !” »

Minois, Georges. Les origines du mal : Une histoire du péché originel (Nouvelles Etudes Historiques) (French Edition) (Emplacements du Kindle 5228-5232). Fayard. Édition du Kindle. 

vendredi 15 juin 2018

Le mal dont souffrent les universités


Entre le 2 et le 16 mai 2018, la direction de l'UQTR a mis ses 445 professeurs en lockout en raison de négociations houleuses avec le syndicat au sujet du renouvellement de la convention collective. Une fois le lockout levé à la suite des pressions exercées par le corps professoral, les négociations ont continué dans un climat acrimonieux, nécessitant une intervention du gouvernement québécois le 15 juin. Cette saga des négociations entre la direction et les professeurs de l’UQTR - toujours en cours au moment où je rédige ce billet -, si elle est bien entendu liée aux acteurs impliqués, prend avant tout racine dans un mal bien plus sournois et bien plus profond. Je m'explique. Depuis des décennies les idées dominantes en économie veulent que les principes régissant le marché doivent s’appliquer à toutes les sphères de la société et à toutes les institutions. Nos gouvernements, l’un après l’autre, ont adhéré à cette idéologie et ont ainsi exigé des institutions publiques qu’elles se comportent de plus en plus comme des entreprises privées. Tel est le cas des universités où le mode de financement force celles-ci à mener l’une contre l’autre une course à la « clientèle ». Une université aujourd’hui est une organisation en compétition sur un marché. Plus encore, les tendances néolibérales de nos politiques publiques ont permis que les CA de nos universités soient, pour l’essentiel, aux mains d’acteurs extérieurs à l’institution, des agents socio-économiques comme on les nomme. Les effets pervers sont nombreux et touchent tous les niveaux de l’institution. La recherche constante de clientèle pousse les universités à abaisser toujours davantage les exigences à l’admission; à tout le moins dans certains programmes. La recherche toujours plus grande de financement conduit à l’acceptation d’étudiants peu préparés et peu motivés et incite ces mêmes universités à mettre en place des dispositifs parfois onéreux de soutien afin que ces étudiants puissent cheminer et ne décrochent pas. Cette situation se traduit par le fait que nombre de professeurs sentent une pression à « faire passer tout le monde » car « on ne doit pas perdre de clientèle ». Entreprises en quête de marchés, les universités ont vu leurs effectifs de personnel affecté à des tâches autres que l’enseignement et la recherche croître à une vitesse grand V. La surcharge de travail pour les professeurs qui, par le fait même, nourrit l’augmentation du personnel administratif à l’université, diminue la liberté et le pouvoir du professeur. Se pensant comme une entreprise privée, l’université – à tout le moins sa direction – développe les mêmes réflexes que celle-ci, par exemple en adoptant des pratiques de « gouvernance » non collaboratrices avec ses employés. Ainsi, il est évident que les directions cherchent par tous les moyens à réduire les professeurs au simple rang d’exécutants. Autre effet pervers - et paradoxe pour le moins surprenant - les directions de nos universités, à toute fin pratique, ne valorisent que la recherche subventionnée (celle qui rapportent des sous). Ainsi, l’université en est venu à être un lieu où c’est moins la production intellectuelle qui importe que l’argent qu’elle peut rapporter. Un professeur productif scientifiquement mais sans subvention y est peu considéré. La liste des effets pervers pourrait continuer longtemps. En somme, les tensions que vit l’UQTR depuis des mois sont le fruit non seulement des acteurs en présence mais aussi de l’adoption d’une vision mercantile de l’université. Cette vision a profondément transformé nos universités qui, d’institutions de hauts savoirs, sont conduites à se comporter comme des usines à diplômés. L’entrée du néolibéralisme dans les universités se traduit par un mépris envers les étudiants (réduits à n’être que des sources de financement), les professeurs (dont l’expertise est de moins en moins considérée) et du savoir (ramené à une simple marchandise).

lundi 11 juin 2018

Des savoirs ignorés

Nous admirons nos dirigeants lorsqu'ils sont formés en comptabilité, en droit ou en économie, considérant qu'ils ont ce qu'il faut pour assumer pleinement leurs fonctions. Par contre, nous trouvons normal qu'ils soient ignorants en matière d'anthropologie, d'histoire ou de sociologie. Ce n'est pas étonnant alors que nos dirigeants pensent tous de la même manière, réduisent la société à des chiffres ou à des lois et que leurs décisions soient si souvent en porte-à-faux avec ce que nous apprennent les sciences humaines et sociales. 

vendredi 8 juin 2018