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jeudi 30 décembre 2010

Quelques notes sur Edgar Morin

Plaide pour une pensée ouverte au harard, à la récursivité, à la multiréférentialité contre une pensée binaire, réductionniste, positiviste, scientiste. Il se définit comme un «constructiviste» et réfute ce qu'il appelle le paradigem de la simplification. La complexité est associéé chez lui au hasard, au «bruit», à la rétroaction, à l'auto-organisation, à ce qu'il nomme «Unitas multiplex».

Les thèses de Morin s'alimentent à l'aune de :

- la théorie systémique;

- la théorie de l'information;

- la cybernétique.

Il n'adopte pas un position naïve vis à vis de ces trois courants mais une position critique qui en fait ressortir les lacunes, les manques, les apories. Ainsi, pour chaque courant, il reconnaît leurs limite,leurs, possibles dérives pouvant nuire à une pensée de la complexité.

La notion de complexité peut être liée - dans une certaine mesure - à la dialectique en philosophie et à la réflexivité en sociologie (au sens de Giddens par exemple).

Sur le plan épistémologique la pensée complexe implique d'accepter l'imprécision phénomémale et conceptuelle. Chez Morin, on ne peut ainsi dissocier le sujet de l'objet, l'observateur de la chose observée. En fait, il souhaite qu'en matière de pensée, de science, de réflexion, nous brisions les systèmes clos sur eux-mêmes.

Un premier «désenclavage» doit, selon lui, venir des disciplines elles-mêmes. Morin en appelle en effet de la transdisciplinarité. Ses thèses aboutissent en quelque sorte à une posture éthique pour la science : assumer sa nécessaire modestie devant la complexité du monde et des phénomènes.

Pour ce faire, la Raison - outil du savant et du philosophe - doit travailler à sa propre auto-critique. Morin dira que la rationalité est dialogue (donc ouverture) pendant que la rationalisation (terme péjoratif pour lui) est enfermement. La rationalisation veut selon lui enfermer la réalité dans un système totalement cohérent où le hasard, le «bruit», l'indécidable n'ont pas de place. En ce sens, elle est ennemie de la pensée complexe.

Pour ceux qui veulent se familiariser avec la pensée d' Edgar Morin, je recommande la lecture de :

Introduction à la pensée complexe. Paris, ESF, 1990.

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