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mardi 4 octobre 2016

L'enseignement

      L’enseignement prend place dans une organisation où il y a :
      au minimum un double mandat (socialiser, instruire);
      une organisation du temps imposée (période de cours par exemple) qui s’ajuste mal au temps d’apprentissage requis par certains élèves);
      des finalités générales et ambitieuses (instruire, socialiser, qualifier par exemple);
      des moyens imprécis ou même ambigus;
      une autonomie professionnelle du praticien;
      une organisation traversée par des tensions et des dilemmes.
      Ce type d’organisation se caractérise entre autres :
      les matériaux de base de l’école sont des êtres humains;
      la définition des buts y est généralement problématique et ambiguë;
  les technologies (au sens des savoirs et des outils) utilisées par l’organisation scolaire sont largement indéterminées;
      le noyau dur des activités de l’organisation scolaire est constitué des relations entre le personnel et les «clients» donc, ici, essentiellement entre les enseignants et les élèves;
      ce type d’organisation s’appuie sur un personnel professionnel;
    l’absence de mesures fiables et valides de l’efficacité et de l’efficience.
      L’école est donc un lieu où divers acteurs professionnels exécutent des tâches multiples et différentes. Cette organisation est hiérarchisée en ce sens que ces divers corps d’emplois entretiennent des rapports inégalitaires. Au fil des décennies, on a ainsi vu le travail scolaire se spécialiser et se bureaucratiser à mesure que l’école devenait une institution de masse.
      L’organisation du travail en milieu scolaire est ainsi une construction sociale qui prend racine dans les activités des acteurs individuels et collectifs lesquels peuvent poursuivre des intérêts qui leur sont propres.
      Ils sont toutefois conduits à collaborer – collaboration qui, très souvent, s’accompagne de tensions, de conflits voire d’affrontements -  dans une même organisation.
    L’enseignement est donc une activité qui se déroule dans un contexte caractérisé par des contraintes inhérentes à l’interaction humaine, aux relations de pouvoir, aux types de connaissances.
  L’enseignement est par ailleurs façonné par les orientations et les techniques spécifiques à ce travail, par le rapport aux usagers, les espaces de liberté des praticiens, leurs compétences ainsi que l’environnement organisationnel.
      Il présente un statut fragile doublé du fait que l’enseignant doit «jongler» avec des attentes contradictoires venant de plusieurs milieux.
      La question du statut est étroitement liée à celle de l’identité. L’identité de l’enseignant est façonnée par les interactions qu’il entretient avec les autres acteurs scolaires. L’enseignant ne reçoit pas une identité au moment de l’obtention de son diplôme ou de celle d’un poste. Il doit plutôt aujourd’hui construire cette identité à partir de son expérience personnelle. Ici l’expérience est cruciale.
      Or, on peut concevoir l’expérience en tant que processus d’apprentissage. En ce sens, le travail enseignant est une expérience d’apprentissage de savoirs et de construction de compétence. En ce cas, l’expérience est perçue sous l’angle cognitif et repose sur la répétition des faits.
  On peut aussi concevoir l’expérience en tant que situation vécue. L’expérience est conçue ici sur la base de l’intensité et de la signification. Ce deuxième type d’expérience est essentiellement de nature identitaire.
   Le travail enseignant se fait dans un contexte et une structure où cohabitent au moins deux dimensions contradictoires :
      l’autonomie;

      le contrôle.

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