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vendredi 1 novembre 2013

La condition postmoderne

Le philosophe français Jean-François Lyotard fut un des premiers, sinon le premier, à introduire dans le monde intellectuel la notion de postmodernité. Cette notion apparaît dans son ouvrage «La condition postmoderne. Rapport sur le savoir» (Paris, Éditions de Minuit, 1985).

Dans cet ouvrage - édition d'un mémoire commandé par le gouvernement du Québec - Lyotard fait l'hypothèse suivante :
«(...) le savoir change de statut en même temps que les sociétés entrent dans l'âge dit post-industriel et les cultures dans l'âge postmoderne». (p. 11)

Pour le philosophe, il existe trois types d'énoncés :
-  des énoncés dénotatifs;
-  des énoncés performatifs;
- des énoncés prescriptifs.

Or, chaque type d'énoncés donne lieu à des «jeux de langage» aux règles différentes :
- les énoncés dénotatifs renvoient à la distinction du vrai et du faux;
- les énoncés performatifs renvoient  à la distinction de l'efficient et de l'inefficient;
- les énoncés prescriptifs renvoient à la distinction du juste et de l'injuste.

Et, les jeux de langage ne peuvent s'unir dans un métadiscours.

Bien qu'elle soit devenue très importante dans notre monde, la science ne peut prétendre légitimer les autres jeux de langage. Ainsi, par exemple, ce n'est pas parce que quelque chose est vrai qu'il est juste. Ou encore, quelque chose de juste n'est pas nécessairement efficient.

En conséquence, Lyortard soutient que notre monde expérimente une pluralité de discours aux règles hétérogènes et dont la synthèse harmonieuse est impossible.

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