Le philosophe allemand Jürgen Habermas a proposé une éthique de la communication.
Son objectif est de passer d'une éthique fondée sur une philosophie de la conscience à une éthique fondée sur le langage et l'intercompréhension.
Pour lui, l'entente n'est possible entre individus qu'au prix d'une argumentation reposant sur la Raison (une activité communicationnelle).
L'horizon - la finalité - de cette argumentation est la constitution et le maintien du lien civil (lequel repose sur des convictions et des savoirs communs).
Référence :
Habermas, J. (1986). Morale et communication. Paris : Cerf.
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10 avril 2012
Morale et communication
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
Lévinas et l'éthique
Pour Emmanuel Lévinas l'éthique :
1- repose sur l'expérience d'autrui;
2- ne peut être pensée à partir de la logique du «Même».
L'éthique repose sur l'expérience d'autrui signifie que le lien que je noue avec autrui est un lien de responsabilité. Je suis responsable d'autrui bien avant d'être responsable envers autrui. Cette responsabilité ne nécessite pas mon acceptation, ni même ma conscience. Elle est là. Et, elle ne s'accompagne aucunement d'attente de réciprocité. Elle m'interpelle directement.
L'éthique ne peut être pensée à partir de la logique du «Même» signifie que l'Autre doit être pensé comme altérité pleine et entière. Penser l'Autre comme identité (le «Même») serait nier sa liberté, plus encore, ce serait s'interdire de penser l'Autre. L'éthique c'est justement la rencontre de l'altérité, la non rencontre de ma propre identité.
Référence :
Lévinas, E. (1982). Éthique et infini. Paris : Fayard.
1- repose sur l'expérience d'autrui;
2- ne peut être pensée à partir de la logique du «Même».
L'éthique repose sur l'expérience d'autrui signifie que le lien que je noue avec autrui est un lien de responsabilité. Je suis responsable d'autrui bien avant d'être responsable envers autrui. Cette responsabilité ne nécessite pas mon acceptation, ni même ma conscience. Elle est là. Et, elle ne s'accompagne aucunement d'attente de réciprocité. Elle m'interpelle directement.
L'éthique ne peut être pensée à partir de la logique du «Même» signifie que l'Autre doit être pensé comme altérité pleine et entière. Penser l'Autre comme identité (le «Même») serait nier sa liberté, plus encore, ce serait s'interdire de penser l'Autre. L'éthique c'est justement la rencontre de l'altérité, la non rencontre de ma propre identité.
Référence :
Lévinas, E. (1982). Éthique et infini. Paris : Fayard.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
09 avril 2012
Le siècle des Lumières
Le 18e siècle - connu sous le nom de siècle des Lumières - a fait couler beaucoup d'encre. Encore aujourd'hui, nous nous réclamons régulièrement de la pensée philosophique de ce siècle qui a jeter les bases des nos sociétés modernes. Cependant, cette filiation, bien réelle, peut être trompeuse car elle se nourrit de mythes et d'approximations.
Pour ceux qui veulent découvrir la pensée de ce siècle haut en couleurs tout en se gardant des erreurs courantes à son sujet, je recommande la lecture de l'ouvrage de Jean M. Goulemot (professeur émérite en France) Adieu les philosophes. Que reste-t-il des Lumières ? (Paris, Seuil, collection l'Avenir du passé, 2001, 215 pages). Il s'agit d'un ouvrage dont la lecture est agréable (sans jargon savant) et qui ébranle nos idées reçues sur le siècle de Voltaire.
Pour ceux qui veulent découvrir la pensée de ce siècle haut en couleurs tout en se gardant des erreurs courantes à son sujet, je recommande la lecture de l'ouvrage de Jean M. Goulemot (professeur émérite en France) Adieu les philosophes. Que reste-t-il des Lumières ? (Paris, Seuil, collection l'Avenir du passé, 2001, 215 pages). Il s'agit d'un ouvrage dont la lecture est agréable (sans jargon savant) et qui ébranle nos idées reçues sur le siècle de Voltaire.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
06 avril 2012
La vie et le livre
Si la vie est un livre à écrire, le livre est la vie à lire.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
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