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dimanche 4 novembre 2018

Identité professionnelle des enseignants

L’identité professionnelle des enseignants n’est plus une donnée stable et immuable et nombre d’auteurs s’entendent sur ce point : Azzi et Klein, 1998; Baugnet, 1998; Blin, 1997; Cohen-Scali, 2000; Fraisse, 2000; Gohier et Alin, 2000; Gohier et Schleifer, 1993; Lang, 1999; Lessard, 1986; Malet, 1998; Moessinger, 2000. Elle apparaît plutôt comme un processus dynamique et interactif (Gohier, Anadon, Bouchard, Charbonneau, Chevrier, 2001; Martineau, 2005). C’est en effet dans l’action que se structurent et se valident les représentations de soi, les représentations d’autrui, les représentations du travail (Gohier, Anadon, Bouchard, Charbonneau, Chevrier. 1997, 1999; Sainsaulieu, 1977; Turner, Oakes et Haslam, 1994) à la base de l’identité professionnelle. En d’autres termes, l’identité professionnelle émerge en quelque sorte des expériences du sujet et des interactions produites dans le contexte de travail (Cooper et Olson, 1996; Kerby, 1991). Ici, vécu subjectif et contraintes objectives se conjuguent (Allouche-Benayoun et Pariat, 2000; Dubar, 1996). C’est dire que l’identité professionnelle, non seulement varie d’un groupe à l’autre, mais également d’un individu à l’autre (Gohier et al., 2001; Tap, 1986; Turcot, 1991). Dans ce contexte, l’identité professionnelle apparaît avant tout comme un construit expérientiel (qui peut en partie être mis en discours), toujours mouvant, plutôt qu’un statut hérité, stable (Beijaard, Verloop, Vermunt, 2000). Selon Maclure (1993), l’identité peut alors se définir comme étant «something that they (les enseignants) use, to justify, explain and make sense of themselves in relation to other people, and to the contexts in which they operate» (p. 312).

Références

Allouche-Benayoun, J. et M. Pariat (2000). La fonction de formateur. Identités professionnelles – méthodes pédagogiques. Pratiques de formation, Paris, Action Sociale.

Azzi, A.E. et O. Klein (1998). Psychologie sociale et relations intergroupes. Paris : Dunod.

Baugnet, L. (1998). L’identité sociale. Paris : Dunod.

Beijaard, D., N. Verloop et J.D. Vermunt (2000). «Teachers’ perceptions of professional identity : an exploratory study from a personal knowledge perspective», Teaching and Teacher Education, (16), p. 749-764.

Blin, J.-F. (1997). Représentations, pratiques et identités professionnelles. Paris : L’Harmattan.

Cohen-Scali, V. (2000). Alternance et identité professionnelle. Paris : PUF.

Cooper, K. et M.R. Olson (1996). «The multiple “I's' of teacher identity», dans M. Kompf, W. R. Bond, D. Dworet, et R. T. Boak (dir.), Changing research and practice: Teachers+ professionalism, identities and knowledge, London, Falmer Press, p. 78-89.

Dubar, C. (1996). La socialisation. Construction des identités sociales et professionnelles. 2e édition, Paris : Armand Colin.

Fraisse, B. (2000). «La saisie des représentations pour comprendre la construction des identités», Revue des sciences de l’éducation, 26(3), p. 651-676.

Gohier, C. et C. Alin (dir.) (2000). Enseignant-Formateur. La construction de l’Identité professionnelle. Recherche et Formation. Paris : L’Harmattan.

Gohier, C., M. Anadon, Y. Bouchard, B. Charbonneau et J. Chevrier (2001). «La construction identitaire de l’enseignant sur le plan professionnel : un processus dynamique et interactif», Revue des sciences de l’éducation, 27(1), p. 3-32.

Gohier, C., M. Anadon, Y. Bouchard, B. Charbonneau et J. Chevrier (1999). «Vers une vision renouvelée de la professionnalisation de l’enseignement et de la construction de l’identité professionnelle de l’enseignant», dans C. Gohier, N. Bednarz, L. Gaudreau, R. Pallascio et G. Parent (dir.), L’enseignant un professionnel, Québec, Presses de l’Université du Québec,  p. 21-56.

Gohier, C, M. Anadon, Y. Bouchard, B. Charbonneau et J. Chevrier (1997). «Vers l’élaboration d’un modèle de l’identité professionnelle et de sa construction pour les maîtres en formation», dans M. Tardif et H. Ziarko (dir.), Continuités et ruptures dans la formation des maîtres au Québec, Québec,  Les Presses de l’Université Laval,  p. 280-299.

Gohier, C. et M. Schleifer (dir.) (1993). La question de l’identité. Qui suis-je ? Qui est l’autre ? Montréal : Logiques.

Kerby, A. (1991). Narrative and the self. Bloomington : Indiana University Press.

Lessard, C. (1986). «La profession enseignante : multiplicité des identités professionnelles et culture commune», Repères, essais en éducation, no. 8, Montréal, Université de Montréal, p. 135-189.

Maclure, M. (1993). «Arguing for yourself: Identity as an organising principle in teachers’ jobs and lives», British Educational Research Journal, 19(4), p. 311–322.

Malet, R. (1998). L’identité en formation. Phénoménologie du devenir enseignant. Paris : L’Harmattan.

Martineau, S. (2005). «Le discours identitaire d’enseignants intervenant auprès de jeunes en difficultés : «on n’est pas juste des enseignants», The Journal of Educational Thought, 39(3), p. 265-286.

Moessinger, P. (2000). Le jeu de l’identité. Paris : PUF.

Sainsaulieu, R. (1977). L’identité au travail. Paris : Presses des Sciences politiques.

Tap, P. (dir.) (1986). Identité individuelle et personnalisation. Paris : Privat.

Turcot, M. (1991). Les formes d’identité professionnelle chez les enseignantes et enseignants d’électrotechnique au niveau collégial, Mémoire de maîtrise en sociologie, Montréal, Université du Québec à Montréal.

Turner, J., P. Oakes, A., Haslam (1994). Stereotyping and social reality. Oxford: Blackwell Publishers.


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