Le principe explicatif de l'efficacité des enseignants réside dans leurs attentes exprimées dans leurs activités pédagogiques :
1) dès le début de l'année scolaire, l'enseignant forme des attentes différentes selon les élèves;
2) selon les attentes, il se comporte de manière différente envers ses élèves;
3) ce traitement différentiel indique à l'élève quel est le comportement et la performance attendus de lui; cela influence l'image qu'il a de lui-même, sa motivation et aussi son niveau d'aspiration académique;
4) si l'enseignant se comporte de manière constante et cohérente avec ses attentes et si l'élève ne résiste pas directement ou ne modifie pas sa façon d'être, il aura tendance à ajuster ses performances scolaires et son comportement en classe selon les attentes de l'enseignant;
5) petit à petit, les performances et attitudes de l'élève seront de plus en plus conformes aux attentes de l'enseignant.
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23 décembre 2010
L'efficacité des enseignants
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
20 décembre 2010
Ce qu'on désir
Le désir est étrange. Il nous domine parfois mais pourtant il vient de nous. Surtout, le désir ne cherche pas vraiment un objet pour le combler. Le désir est à la recherche de l'intensité. La quête de l'objet est l'occasion de cette intensité. Une fois l'objet trouvé, l'intensité diminue et le désir se porte ailleurs pour retrouver à nouveau cette intensité.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
18 décembre 2010
Pas de limite au mensonge
L'idéologie du néolibéralisme ne recule devant aucun mensonge pour aliéner la population et faire accepter son agenda : tout privatiser, enrichir les plus riches, réduire tout rapport social à un rapport marchand, réduire la démocratie au minimum. Relayer par des organes médiatiques qui leur appartiennent, le discours des puissances de l'argent peut s'incruster chez le bon peuple. Inonder par la pensée néolibérale, par les idées qui vont dans le sens des seuls intérêts des puissants, le peuple finit par croire (c'est voulu) que la pensée des puissants est dans l'intérêt de tous. L'une de ces idées - que le peuple doit croire - est justement que le programme de la droite économique relève de la loi naturelle à laquelle personne ne peut échapper....un peu comme la notion de destin chez les anciens...on ne peut que s'y plier et l'accomplir. Le discours critique de cette idéologie existe et est bien articulé mais il est relégué à la marge; malheureusement.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
08 décembre 2010
La «nordicité» du Québec
La plupart des Québécois n'aiment pas l'hiver : trop froid, trop de neige, trop long. Le peuple québécois est un peuple nordique qui n'a jamais assumé sa «nordicité». Au Québec on aime détester l'hiver mais en même temps on se flatte de ce que cette saison a fait de nous. En effet, l'hiver a façonné notre mode de vie, notre culture, notre psyché collective. Il est en nous, il est une part de nous. En fait, dans son rapport à l'hiver, le Québec démontre son éternelle ambivalence. Comme en politique, il hésite entre deux options. Son rapport à l'hiver est emblématique de son ambiguïté identitaire.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
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