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05 février 2011
Un futur qui nous échappe ?
Des générations ont travaillé très fort au fil des deux ou trois derniers siècles pour que les êtres humains soient libres et égaux et aient leur avenir en mains. Paradoxalement, nous nous retrouvons dans un monde où nous avons de plus en plus le sentiment que le futur nous échappe car il est à la mercie de deux forces que nous ne semblons plus contrôler : la mondialisation économique dominée par l'idéologie du néolibéralisme et la technoscience soumise aussi au néolibéralisme. Si l'histoire s'accélère comme certains le disent, force est de constater toutefois qu'il ait de plus en plus difficile de dire où cette histoire nous mène.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
02 février 2011
Une spécificité de notre civilisation
Notre civilisation qui se réclame du capitalisme, qui a donné toute la place à l'économie de marché et qui l'a laissé devenir un prédateur asocial, est peut-être la première civilisation de l'histoire humaine dont le fondement repose sur un vice : la cupidité, l'apat du gain, le désir égoïste de l'enrichissement.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
Remettre l'économie à sa place
Notre monde a graduellement dérivé vers un envahissement de toutes les sphères de la vie sociale par les impératifs économiques et la logique de marché. Allons-nous réagir ? Saurons-nous remettre l'économie à sa place et en faire une sphère d'activité humaine et une logique d'action et non pas LA sphère et LA logique ? L'enjeu est capital car le monde que nous construit le capitalisme financier est un monde inhumain.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
01 février 2011
Multiculturalisme
Si le multiculturalisme n'est pas sans vertu, il a souvent tendance à confondre la tolérance avec l'indifférence, l'acceptation de l'autre avec le renoncement à soi-même, la valorisation de la différence avec la quête du semblable. Surtout, il n'est praticable que dans des nations dont la culture n'est pas menacée. Pour une nation minoritaire à l'intérieur d'un plus grand ensemble, il équivaut à un suicide culturel.
Professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières
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