Chez Michel Freitag, la culture ne se résume pas aux arts ou au folklore. Elle est plutôt définie comme la structure concrète du sens immanent aux pratiques sociales et constitue le socle de l'a priori concret à travers lequel l'être humain fait l'expérience du monde.
Sa conception de ce qu’est une culture s'articule autour de deux dimensions fondamentales
1. La culture comme médiation symbolique
La spécificité de la liberté et de la condition humaine repose sur le symbolique, c'est-à-dire la capacité de représenter une chose en son absence. La culture est justement cette trame partagée, construite hors de l'individu. Elle saisit notre rapport au monde pour lui conférer une signification commune. La culture permet à un collectif de s'approprier la réalité.
2. La culture comme garant de la reproduction sociale
La culture assume une fonction d'intériorité sémantique. Elle est le ciment qui unifie le collectif en régissant les conditions de l'interaction entre les acteurs à un moment donné de son histoire. Elle formalise les manières de vivre, de penser et d'agir pour qu'une forme sociale puisse se perpétuer.