Pour qui souhaite en apprendre davantage sur le monde de la science, la culture scientifique et les différents débats qui y sont liés :
Gingras, Y.
(2026). Les sciences sous la loupe. Montréal : Boréal.
Pour qui souhaite en apprendre davantage sur le monde de la science, la culture scientifique et les différents débats qui y sont liés :
Gingras, Y.
(2026). Les sciences sous la loupe. Montréal : Boréal.
Nos sociétés se délitent, la démocratie s'effondre, les extrêmes ont le vent dans les voiles, la Terre se meurt, un sursaut positif est-il possible ?
Méfiez-vous toujours de ceux qui, le coeur sur la main, jurent qu'ils ne veulent que votre bien.
Collectivement et individuellement, nous sommes toujours très en deçà de ce que nous pourrions être.
Les politiciens veulent notre bien.
Les puissants le sont car ils sont supérieurs aux autres.
Les médias sont objectifs.
Les sciences peuvent apporter toutes les réponses et donc régler tous les problèmes.
La démocratie a toujours été un régime politique dont se méfient les puissants, c'est pourquoi, ils n'ont jamais permis qu'il soit pleinement mis en place.
Nous tentons par tous les moyens possibles de détecter la présence de vie extraterrestre intelligente, sans jamais nous demander si cette vie - en supposant qu'elle existe - souhaiterait entrer en contact avec une espèce qui, non seulement détruit sa planète mais détruit également ses propres membres.
Nous autorisons des individus à devenir puissants, nous leur donnons tous les pouvoirs et après, nous souffrons.
J'appartiens à un peuple qui, à force de douter de lui, est en train de se laisser mourir.
Le bon journalisme, c'est comme certaines pièces de collection, ça a de la valeur parce que c'est devenu très rare.
Aujourd'hui, pour réfléchir calmement et raisonnablement, il faut s'éloigner du bruit que font les médias et les réseaux sociaux.
L’herméneutique nous conduit à penser la liberté académique et l’épistémologie sous l’angle non pas d’abord des lois et règlements régissant les acteurs mais sous celui des conditions de possibilité éthiques, épistémologiques, relationnelles, pour que se noue le dialogue entre paroles divergentes, parfois conflictuelles, en vue d’une riche production de connaissances mais aussi d’une formation pleine et entière. Qu’il y ait des lois et des règlements pour affirmer et favoriser la liberté académique, cela est bienvenu mais, il ne faut pas se leurrer, cette liberté tant chérie ne saurait être assurée par ces seuls outils. L’herméneutique nous le laisse entendre. La liberté académique exige davantage. Elle implique un milieu dont les finalités mêmes sont cette liberté. Or, l’autonomie universitaire étant sous tension et l’université sommée de justifier son existence par sa capacité à «être utile», la liberté académique peut-elle être pleinement protégée (au sens où l’entend l’herrnéneutique) : sachant que nos universités sont radicalement tournées vers des marchés à conquérir (Freitag, 1995; Readings, 2013) des clientèles à séduire (Côté et Allahar, 2010), des savoirs à développer pour des partenaires (Lajoie, 2009)?
Côté, J.E., Allahar, A. L. (2010). La tour de papier. L’université, mais à quel prix ? Montréal : Logiques. Paru originellement en anglais en 2007.
Freitag, M. (1995). Le naufrage de l'Université. Et autres essais d'épistémologie politique. Québec/Paris : Nuit Blanche/La Découverte.
Lajoie, A. (2009). Vivre la recherche libre ! Les subventions publiques à la recherche en sciences humaines et sociales au Québec. Montréal : Liber.
Readings, B. (2013). Dans les ruines de l’université. Traduit de l’anglais par Nicolas Calvé. Montréal : Lux. Collection Humanités.
On ne fait pas une observation objective, neutre, détachée, à laquelle on ajouterait éventuellement des sentiments, on fait toujours une observation colorée affectivement.
La science positiviste et objectiviste voit ce rapport comme une relation d'extériorité. Pour l'herméneutique, ce rapport en est un d'appartenance.
Pour la science objectiviste, le corps est essentiellement un objet. Pour l'herméneutique et la phénoménologie, le corps est un vécu.
" La réification est le processus par lequel, dans notre savoir sur les autres hommes et la connaissance que nous en avons, la conscience se perd de tout ce qui résulte de la participation engagée et de la reconnaissance. "
Honneth, A. (2007). La
réification. Petit traité de Théorie critique. Paris: Gallimard. Paru
originellement en allemand en 2005, p.78.
Le travail du professeur d'université a évolué de manière telle depuis quelques décennies que lire - lire attentivement, lire intensément et en profondeur, méditer ses lectures - est devenu une activité non seulement secondaire mais aussi, fort rare.
Quel paradoxe que celui qui fait du professeur d'université, un travailleur du savoir qui n'a plus le temps de lire.
Un des leitmotivs des universités est : répondre aux besoins des étudiants (lire, aux besoins de la clientèle).
Depuis que les universités sont devenues des organisations marchandes, elles doivent attirer des " clients " et, pour ce faire, il faut qu'elles répondent à leurs " besoins ". N'oublions pas que dans le commerce, le client est roi.
L'obsolescence programmée ne concerne plus seulement les objets, elle s'applique à l'humain.
L'humain a depuis longtemps la propension à s'autodétruire. Les armes nucléaires lui en ont donné les moyens. L'intelligence artificielle (IA) lui en fournit un nouveau.